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La fibre des réseaux
Par Bernard Murat,
Président du club national des réseaux de villes et de communautés
Trois ans, nous nous étions donnés trois ans pour faire évoluer notre club national en consolidant sa situation et ses moyens. Le défi a pu être relevé grâce au travail de notre délégué général, Jean-Antoine Duprat, à l’appui fidèle de plusieurs de nos réseaux et grâce à la mobilisation de nos partenaires, au premier rang desquels se trouvent l’État et la Caisse des dépôts. Qu’ils en soient tous vivement remerciés.
Lors de notre rencontre nationale 2005, à Angoulême, nous avons été très sensibles aux forts encouragements du ministre délégué à l’aménagement du territoire Christian Estrosi. Comme il l’a souligné, notre « réseau national a un immense rôle à jouer dans la politique d'aménagement du territoire », car « plus rien ne peut se concevoir dans le monde moderne sans |
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Publication |
« Réseaunance » territoriale
de Babylone à internet
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cette mise en réseau à tous les échelons. Vous faites partie, a-t-il insisté, de celle et de ceux qui, dans notre pays, ont tracé la voie, aujourd'hui suivie en terme de réseaux par bien d'autres associations, bien d'autres organisations, bien d'autres administrations, bien d'autres industries ; les pôles de compétitivité, en sont la parfaite démonstration. » Et son soutien s’est ensuite concrétisé à travers les conventions signées avec la DIACT, ce dont nous lui sommes très reconnaissants.
Oui nous pouvons être fiers du travail accompli. Mais si nous voulons « transformer l’essai », comme nous disons en terre de rugby, nous devons savoir préparer l’avenir, consolider le pilotage de nos associations et de notre Club national autour d’un « entraîneur » à plein temps, un minimum au regard des moyens dont disposent d’autres associations d’élus, mais qui pourtant n’a pas été le cas jusqu’à présent. Dans ce but, j’ai proposé au ministre délégué à l’aménagement du territoire et aussi à celui des transports et de l’équipement, ancien président de notre Club national, Dominique Perben, un accompagnement financier raisonnable « à travers une réglementation nationale qui viendrait asseoir et compléter les dispositions de l’actuelle circulaire du 5 juin 2000, en s’inspirant de la procédure d’appui aux agences d’urbanisme qui bénéficient, pour une part significative, de financements publics. » Pour les convaincre, s’il en était encore besoin, mieux qu’un bilan, nous disposons désormais d’un livre de référence, le premier, aussi complet, qui ait jamais été rédigé sur l’histoire et l’évolution des réseaux de villes :
« Réseaunance » territoriale de Babylone à internet
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Il est le fruit d’un énorme travail de recherche effectué par Jean-Antoine Duprat, avec les éminentes contributions, de Michel Carmona, directeur de l’institut d’urbanisme et d’aménagement de la Sorbonne Paris IV, et de Philippe Mocellin, directeur de la mission prospective et stratégique à la communauté d’agglomération du grand Angoulême.
Comme je le souligne dans l’avant propos de ce livre, depuis toujours j’ai la fibre des réseaux. Je crois, plus que tout, à l’efficacité des solidarités pratiquées au quotidien par les élus de terrain, qui savent, dans une approche très pragmatique, surmonter leurs différences, pour réaliser, dans des finalités partagées, des projets reliés, entre nos villes, nos intercommunalités, nos territoires. Car l’avantage des réseaux, sur les structures, est d’être à géométrie variable : adaptables à chaque territoire, du plus vaste au plus petit, et aux évolutions des problèmes à résoudre ou des projets à concrétiser.
Le CIADT du 18 décembre 2003 a porté une attention particulière aux réseaux métropolitains. Une quinzaine, souvent fruits des bonnes pratiques de réseaux de villes pré-existants (cas du Sillon Lorrain, de Normandie Métropole, de Côte d’Opale...), ont été labellisés.
Mais, pour important qu’il soit, cet effort ne doit pas faire oublier l’utilité des réseaux de villes de toutes tailles, qui maillent les espaces intermédiaires entre métropoles, en particulier dans le Centre et le grand quart Sud-Ouest de la France.
Pour l’avenir, si j’ai un vœu à exprimer, c’est que notre Club national ait les moyens de consolider son rôle fédérateur de tous les réseaux de villes et de communautés de France et que notre « réseaunance » humaniste fasse référence dans le vaste maillage européen qui s’organise.
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